Dédicace

 

Cet ouvrage est dédié aux milliers et millions à venir de personnes irradiées, mortes, mourantes ou malades grâce au nucléaire. Alors que les nucléocrates nous assurent que l’atome est l’avenir de l’énergie propre pour pallier le réchauffement climatique, ce petit polar futuriste nous rappelle que le nucléaire est la seule technologie capable de rayer l’humanité du monde animal en quelques instants.

Le 6 août 1945, à 8 h 16 min 2 s, après environ 43 secondes de chute libre, activée par les capteurs d’altitude et ses radars, la bombe «Little Boy» explosa […].

Une énorme bulle de gaz incandescent de plus de 400 mètres de diamètre se forma en quelques fractions de seconde, émettant un puissant rayonnement thermique. En dessous, près de l’hypocentre, la température des surfaces exposées à ce rayonnement s’est élevée un bref instant, très superficiellement, à peut-être 4 000°C. Des incendies se déclenchèrent, même à plusieurs kilomètres. Les personnes exposées à cet éclair furent brûlées. Celles protégées à l’intérieur ou par l’ombre des bâtiments furent ensevelies ou blessées par les projections de débris quand quelques secondes plus tard l’onde de choc arriva sur elles. Des vents de 300 à 800 km/h dévastèrent les rues et les habitations. Le long calvaire des survivants ne faisait que commencer alors que le champignon atomique, aspirant la poussière et les débris, entamait son ascension de plusieurs kilomètres.

D’après une étude, 73,5 % des victimes moururent dès le bombardement ou le jour même. 11,3 % des victimes moururent avant la fin de la première semaine, et 3,4 % au cours de la deuxième semaine ; dans l’ensemble, près des neuf dixièmes des victimes (88,3 %) moururent dans cette première période de deux semaines. Le reste mourut majoritairement (9,9 % des victimes) après trois à huit semaines, et quelques-uns encore (1,4 % des victimes) après trois à quatre mois.

D’après le maire d’Hiroshima lors d’un discours en 2005, le nombre total des morts s’élèverait à 237'062 sur une population d’environ 300'000 personnes.

Source: wikipédia

 

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